La construction écologique en Guyane !

La construction cologique en Guyane
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L'éolien

Le projet éolien de Matiti

 
Communiqué de presse diffusé lors de l'inauguration du mât de mesures de vent du site de Matiti - mars 2007

 

 

Quatre bonnes raisons pour un projet éolien :


  • Agir localement pour le développement durable. Le vent est une source d'énergie inépuisable.
  • Agir localement contre le réchauffement climatique. L'éolien n'émet aucun gaz à effet de serre, aucun polluant.
  • Agir pour le développement local. Le vent est une ressource locale. Ne pas l'utiliser, c'est laisser en friche des possibilités d'emplois et de ressources économiques.
  • Investir rentablement. L'investissement dans une ou plusieurs éoliennes, s'il est fait sur un projet de qualité, peut présenter un niveau de rentabilité intéressant, pour un niveau de risque moyen.

Le marché de l'éolien


L'utilisation de l'éolien comme source d'énergie est maintenant solidement implantée dans plus de 50 pays dans le monde. Les pays dont la capacité installée totale est la plus élevée sont :

  • l'Allemagne : 20 000 MW
  • l'Espagne : 11 500 MW
  • les Etats-Unis : 11 200 MW
  • l'Inde : 6 000 MW
  • le Danemark : 3 100 MW
  • la Chine : 2 300 MW, qui prévoit de tripler sa production d'ici 2010.

Un certain nombre d'autres pays, parmi lesquels l'Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Japon et le Portugal abordent le cap des 2 000 MW.

Le marché français de l'éolien a accusé un réel retard jusqu'en 2004. Son décollage a commencé à partir de 2005 avec 400 MW installés en un an, doublant ainsi la capacité totale de son parc et s'est poursuivi en 2006 grâce à 810 MW supplémentaires. La France compte 1 567 MW opérationnels en fin d'année dernière. Elle rejoint ainsi en 2006 le club des dix premiers pays du monde utilisateurs de cette filière.

Les statistiques mondiales confirment que l'éolien joue pleinement dans la cour des grands dans la production d'électricité sans émission de gaz à effet de serre. En effet, le marché mondial 2006, d'environ 15 000 MW, est déjà supérieur à celui de l'hydroélectricité (8 000 à 12 000 MW selon les années) et depuis plusieurs années à celui du nucléaire (2 000 à 4 000 MW selon les années).

Ce moyen de production d'électricité sans CO2 s'installe, on le voit dans l'ensemble du monde. Il ne s'agit pas d'un caprice des états, ni des énergéticiens, il ne s'agit pas non plus d'une attitude démagogique et cosmétique face aux inquiétudes des citoyens. Il s'agit d'une réponse à trois enjeux majeurs de notre siècle :

  • la lutte contre le réchauffement climatique.
  • la raréfaction des ressources fossiles et l'augmentation de leur prix .
  • l'instabilité géopolitique que fait naître la localisation des réserves énergétiques dans certaines parties du monde.


Le contexte réglementaire


Selon les objectifs de la Directive européenne de septembre 2001, la production d'électricité d'origine renouvelable en Europe devrait passer de 14% en 1997 à 22% d'ici 2010. Pour la France, le défi consiste à passer de 15% à 21%. La filière éolienne devrait contribuer significativement à la réalisation de cet objectif.

Plus récemment, en mars 2007, l'Union européenne s'est fixée l'objectif ambitieux de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie d'ici 2020. Cette part est actuellement de 7%. Cet engagement vise à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre de l'Union Européenne d'ici 2020, pour limiter l'ampleur du réchauffement climatique.

Il s'agit désormais d'adopter une vraie politique en faveur des énergies renouvelables car même si la production à partir de sources renouvelables a augmenté dans certains pays de l'Union Européenne, leur part dans le bouquet énergétique est restée pratiquement inchangée compte tenu de l'augmentation de la consommation.

 

 

Le contexte local


D'après le Conseil Régional, « la question de l'avenir énergétique de la Guyane est essentielle en raison notamment d'une forte expansion démographique estimée à 4 % par an, qui conduira au doublement de sa population dans les quinze prochaines années. La forte pression démographique des dix dernières années s'est accompagnée d'une croissance régulière de la consommation des produits pétroliers, mais aussi d'une croissance de la consommation d'énergie en Guyane [...] ».

 

Ainsi, en mars 2007, s'est tenu un congrès sur les problématiques de l'énergie en Guyane, qui vise à mettre en place une politique énergétique durable pour le territoire en s'appuyant sur deux documents directeurs : le Plan Energétique Régional (PER) et le Schéma Départemental d'Electrification.

 

Ces études ont permis d'analyser différents scénarios de consommation d'énergie et d'envisager une plus grande autonomie énergétique et un développement durable du territoire en associant des actions marquées sur la demande d'énergie, afin de réduire l'amplitude de sa croissance, avec des systèmes de production respectueux de l'environnement utilisant des ressources locales et renouvelables : la biomasse, l'hydraulique au fil de l'eau, le solaire et l'éolien.

 

 

L'éolien en Guyane


Les perspectives de l'énergie éolienne en Guyane sont limitées géographiquement par la ressource en vent qui n'est disponible que sur la zone littorale. Cela permet toutefois d'envisager la création de fermes éoliennes raccordées au réseau électrique interconnecté.

Les phases de prospection, réalisées en 2005, ont permis d'identifier les sites susceptibles de recevoir une ferme éolienne. Le résultat des analyses de préfaisabilité techniques et économiques ont encouragé la société Cr'Eole, entreprise guyanaise, à réaliser une étude de faisabilité complète pour deux projets de parc éolien. Les sites concernés sont la savane Matiti à Kourou et la savane Nango à Sinnamary.

L'étude de faisabilité comprend :

  • une étude géotechnique.
  • une campagne de mesures de vent.
  • une étude environnementale permettant d'évaluer l'impact du projet sur l'environnement.

 

Dans un premier temps, la société Cr'Eole a réalisé des études préliminaires géotechniques visant à définir la nature et la géométrie des sols rencontrés. Elles seront complétées, dans le cas où le projet se réalise, par des sondages pressiométriques pour le dimensionnement des fondations.


Dans un second temps, à l'aide d'un mât de mesures de vent, une analyse fine du gisement éolien est réalisée afin de connaître avec précision le productible du site et donc la quantité d'électricité pouvant être produite à partir des éoliennes qui seront choisies. Cette étape est indispensable dans le développement d'un projet éolien puisqu'elle permet aux organismes prêteurs de mesurer le niveau de risques et la rentabilité du projet.


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Mât de mesures de Matiti - Kourou - Guyane Française (source : Cr'Eole)

 

Enfin, des expertises environnementales sont réalisées afin d'évaluer l'impact du projet du point de vue paysager, acoustique, ornithologique, floristique, et d'assurer une conception soignée du parc pour une meilleure intégration dans l'environnement naturel et humain.

 

 

L'étude de faisabilité - La campagne de mesures de vent


Elle se matérialise par un mât de mesures équipé des capteurs suivants :

  • 4 anémomètres.
  • 2 girouettes.
  • 1 sonde de température.
  • 1 sonde de pression atmosphérique.
  • 1 station d'acquisition et de transfert des données.
  • 1 système d'alimentation électrique par énergie solaire.


L'interprétation de ces données permet de connaître la fréquence de distribution des vitesses de vent, la rose énergétique ainsi que le profil vertical du vent. Ce dernier renseignement conduit au calcul de la rugosité météorologique du site. Toutes ces informations, associées à d'autres mesures de vent effectuées pendant plusieurs années par une station Météo France de référence, permettent d'évaluer à long terme le climat de vent du site choisi.

 


La contribution de l'éolien en Guyane

 

Description technique.


Les éoliennes envisagées pour le projet Cr'Eole ont, au niveau du rotor, une hauteur de 100 mètres. Le rotor est composé de trois pales d'environ 50 mètres de longueur. Le poids total d'une éolienne peut atteindre 350 tonnes et la puissance électrique nominale délivrée par chacune d'elles est de 2 500 kW.

Le projet Cr'Eole consisterait en l'implantation de 5 éoliennes de 2.5 MW de puissance unitaire. La puissance totale installée serait ainsi de 12.5 MW.

 

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Photomontage du parc éolien de Matiti à Kourou - Guyane Française (source : Cr'Eole)

 

L'injection au réseau électrique.


L'électricité produite par les éoliennes est acheminée par câbles enterrés jusqu'à un local technique qui la rend compatible avec le réseau électrique guyanais. Un parc de 3 aérogénérateurs peut être raccordé directement sur la ligne moyenne tension de 20 kV. De 3 à 6 aérogénérateurs, le raccordement est à créer, ou il doit se faire sur poste source existant. Il n'est pas envisagé d'implanter plus de six aérogénérateurs par site.

 

La production d'énergie.


Compte tenu de la ressource en vent observée, chaque éolienne de ce type pourrait produire jusqu'à 5 000 MWh/an. La production annuelle de chaque éolienne permet ainsi de répondre à la consommation électrique de 3 500 habitants.
Un parc éolien composé de cinq éoliennes de 2 500 kW produirait 24 GWh/an, soit la consommation électrique de 17 000 habitants. Cela correspond à la population d'une commune comme Rémire-Montjoly et représente près de 4% de la consommation électrique guyanaise.



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Contact : Sébastien Bourgeois
Responsable Projet Cr'Eole
06 94 43 11 20

 

 
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