La construction écologique en Guyane !

La construction cologique en Guyane
2318-10.JPG
13-mediathèque.jpg
_MG_0047.jpg
61_lycee_damas_231106.jpg
Accueil Solutions techniques Les éco-gestes Au jardin

Les éco-gestes

Au jardin

Compostage, arrosage, cultures... les éco-gestes, ça se passe aussi dans le jardin !
Il s'agit de prendre conscience que le jardin est un milieu vivant, et qu'il nécessite des connaissances sur les plantes, les fruits et les légumes, le sol, le climat... afin de ne pas commettre d'erreurs écologiques.
Des gestes malencontreux dans le jardin peuvent avoir des conséquences graves : pollution des sols et des nappes phréatiques, destruction des essences, gaspillage d'eau, prolifération de parasites, blessure du jardinier s'il n'utilise pas les bons outils...
 
  • Faites du composte (comme mentionné au chapitre "déchets"), cela réduit vos volumes de déchets et vous apporte un bon complément pour vos plantations.
  • Ne soyez pas maniaque d'une pelouse irréprochable. Tondre votre pelouse est consommateur d'énergie (souvent fossile). Et si vous avez un grand jardin demandez vous si il n'y a pas des espaces que vous pouvez laisser sans ou avec un faible entretien. C'est bon pour la biodiversité.
  • Même si vous avez des réservoirs d'eau de pluie, n'arrosez pas excessivement vos plantations. Une accoutumance des plantes à un excès d'eau, les rendra plus fragile en cas de pénurie hydrique. Ainsi, si vos réserves d'eau de pluie sont épuisées le recours à l'usage de l'eau "du robinet" sera moins immédiat. Et vos plantations auront gardé bonne mine lors de votre retour de vacances.
  • Récupérer l’eau de lavage de vos fruits et légumes pour arroser vos plantations.
  • Utiliser des techniques économes en eau : goutte-à-goutte, tuyaux suintants, paillage lors de fortes chaleurs pour conserver l’humidité du sol... et récupérer l’eau de pluie au bas des gouttières.
  • Pour réguler l’humidité des sols : feuilles sèches, paille, écorces, copeaux de bois, paillettes de lins, cosses de fèves de cacao... bananier
  • Planter des arbres, et ainsi participer à la lutte contre l’effet de serre et à la réduction de la pollution atmosphérique par les émissions de dioxyde de carbone.
  • Maintenir un petit coin sauvage, en friche, pour y découvrir de nouvelles espèces de plantes qui abritent des insectes utiles au bien-être des plantations et à leur reproduction.
  • Limiter l'emploi d'engrais, désherbants, pesticides : les particuliers sont responsables du quart de la pollution des eaux par les produits phytosanitaires. Mieux vaut avoir quelques herbes folles, quelques feuilles jaunies, quelques fruits tavelés mais jouir d'un jardin riche de toute sa biodiversité, goûter la vraie saveur des fruits et légumes et les manger sans courir de risques. 
  • Favoriser la lutte biologique. De nombreux organismes sont en vente pour lutter contre les parasites. Par exemple, l’oignon, l’ail, le basilic, la menthe, le thym, la ciboulette éloignent certains insectes. Contre les limaces : épandre de la cendre, de la sciure ou des cheveux coupés autour des jeunes plants. Si ça ne suffit pas, préférer des coupelles remplies de bière, dont elles sont friandes, plutôt que des molluscicides.
  • En dernier recours, utiliser des insecticides naturels tels des pyréthrines ou une décoction de tabac.
  • Poser un filet anti-insectes sur les fruits et légumes.
  • Favoriser les engrais d'origine végétale ou animale. Ce sont des produits d'origine végétale ou animale qui enrichissent la terre, nourrissent les plantes, sans empoisonner les sols, les insectes et les oiseaux. Pour enrichir le sol : fabriquer du terreau en mélangeant un volume égal de terre, de fumier et de feuilles de sous-bois. On peut y incorporer de la cendre (riches en potassium, phosphore, calcium et en sels minéraux), des résidus de vieux végétaux, des poudres d’os et de corne, de la suie de bois. On obtient un bon résultat en arrosant et en remuant souvent le tas.
  • Penser à utiliser du thé. Les fonds de théière et de tisanière seront fort appréciés par les plantes qui y puiseront des composants essentiels à leur bien-être et remplaceront avantageusement les engrais chimiques.
  • Penser aux décoctions de végétaux pour lutter contre les maladies de mes plantations : un moyen naturel et inégalé pour préserver la beauté de mes plantations.
  • Pour les plantations, bannir les traitements chimiques « totaux ». Il est rare d’avoir à lutter en même temps contre des insectes et contre une maladie. Procéder par étapes. Pour les insectes nuisibles, préférer leurs ennemis naturels et les insecticides naturels. Pour les maladies, privilégier les espèces végétales locales bien adaptées à l’environnement et plus résistantes.
  • Pour étouffer les mauvaises herbes : paille, vieux journaux, herbe coupée...
  • Désherber à la main.
  • Ne laisser aucun détritus derrière soi, surtout s'ils ne sont pas biodégradables, ou s’ils peuvent blesser ou déclencher des incendies.

Le matériel

  • Profiter du jardin pour réemployer un maximum de matériaux. Quelques exemples parmi les innombrables possibilités qu’offre le jardin :
    • pots de yaourts, godets, bacs en polystyrène pour contenir tous les types de semis.semis1
    • planches : pour fabriquer les cadres de châssis pour les semis.
    • vitres : pour recouvrir les châssis.
    • morceaux de moquette, vieux tapis, couvertures, bâches en plastique, plastique à bulles : pour de protéger les châssis du froid.
    • fûts et containers en plastique : pour recueillir et stocker les eaux de pluie.
    • tuyaux et bâches en plastique : pour fabriquer des mini-serres pour les semis et les plantes fragiles.
    • bouteilles en plastique : pour réguler l’écoulement des eaux de pluie et tenir à distance les oiseaux (enfichées en haut des tuteurs) ou pour protéger les boutures (plantées à l’envers dans le sol après avoir découpé le goulot).
    • disques CD publicitaires : enfilés sur des ficelles tendues entre des piquets à ras du sol, pour éloigner les oiseaux des jeunes pousses.
  • Utiliser une tondeuse à main ou électrique plutôt qu'une tondeuse à essence.
  • Favoriser la mise en commun de certains matériels utilisés rarement (coupe-haie, tronçonneuse, motoculteur…). Un bon moyen de participer à ce mode de fonctionnement, est de demander à ses voisins quel matériel leur manque.
  • Afin de prolonger au maximum leur durée de vie et éviter leur corrosion, nettoyer les outils et ustensiles de jardin à l’eau après chaque utilisation et les entreposer au sec.
  • Stocker à l'écart. Avant tout usage, il faut bien lire le mode d'emploi et respecter scrupuleusement les précautions à prendre. Les produits de traitement se rangent dans des contenants étanches, hors de portée des enfants ou des animaux et dans des lieux ventilés. Les jardiniers amateurs seraient responsables pour 1/4 de la pollution des eaux de surface et des nappes souterraines. On absorbe chaque année en moyenne 1,5 kg de pesticides dans son alimentation.
  • Protéger des rongeurs les produits entamés, tels que les sachets de graines et les sacs de semences, en les transvasant dans des récipients rigides et étanches.
  • Ne pas transvaser les produits phytosanitaires (désherbants, pesticides...) d’un récipient à l’autre, car c’est dangereux et laisse davantage d’emballages souillés.
  • Privilégier les jardineries qui reprennent les emballages des produits phytosanitaires (désherbant, pesticides...). A défaut, portez-les à la déchetterie. Il est formellement interdit de rejeter des produits toxiques dans le réseau des eaux usées. Les mauvaises herbes, une fois arrachées, peuvent être abandonnées sur le terrain ou mélangées avec le compost, à condition toutefois de ne pas être montées en graine (il est préférable dans ce cas de les éloigner du jardin)

Préserver la biodiversité de son jardin

kleuren
  • Planter des haies dans son jardin pour favoriser la biodiversité. Privilégier les espèces locales. En plantant des haies constituées de différentes espèces, un habitat varié pour les oiseaux, insectes et petits mammifères est créé, ils y trouveront une nourriture diversifiée (chenilles, limaces et insectes).
  • Planter des haies dans son jardin pour favoriser la biodiversité. Privilégier les espèces locales. En plantant des haies constituées de différentes espèces, un habitat varié pour les oiseaux, insectes et petits mammifères est créé, ils y trouveront une nourriture diversifiée (chenilles, limaces et insectes).
  • Utiliser des espèces végétales locales pour ses plantations. Naturellement adaptées à leur milieu, les plantes locales pousseront mieux et seront plus résistantes aux maladies. Ainsi le recours aux produits chimiques ne sera pas nécessaire et la biodiversité locale sera préservée. De plus, ces plantes s’intègreront mieux dans le paysage. L’introduction de plantes exotiques est souvent à l’origine de la disparition d’espèces locales.
  • Ne pas supprimer les lieux où nichent les oiseaux. Pour la construction de leurs nids, les oiseaux recherchent les cavités, interstices et arbres morts. Ils apprécieront également les nichoirs.
  • Ne pas s’approcher d’une couvée ou d’un nid car cela peut remettre en cause la survie des petits. Une femelle qui couve ses petits peut être effrayée et poussée à abandonner sa progéniture. Les jeunes n’auront plus assez chaud, ne seront plus nourris ni protégés des prédateurs.
  • Ne pas éliminer les chauves-souris. Les chauves-souris sont protégées car menacées de disparition. Ce sont pourtant des insectivores bien utiles : moustiques, chenilles, papillons de nuit constituent leur base alimentaire. 
  • Ne pas éliminer les grenouilles et crapauds qui se chargeront de chasser les moustiques, et autres insectes dérangeants.
  • Limiter les surfaces de terrasse pour préserver la biodiversité. La construction de sols artificiels limite la pénétration de l’eau et tasse les terrains. Réduire l’artificialisation préserve la richesse biologique des sols.
 
Site internet financé par la Région Guyane
Tous droits réservés - Informations légales & techniques
Haut de page